📍 Guadeloupe, département français des Caraïbes
À Le Moule, sur la côte atlantique de Grande-Terre, le reef break de Damencourt est le spot le plus régulier de l'île. Il a accueilli le Quiksilver King of the Groms et le Rip Curl Grom Search.
Guide surf arrow_forwardAutour du lagon de Saint-François et de la plage de la Caravelle à Sainte-Anne, plusieurs écoles profitent d'une eau peu profonde et d'alizés réguliers, quasiment toute l'année.
Guide kitesurf arrow_forwardCarte d'identité, euros, numéros d'urgence de métropole (15, 17, 18, 112) : pour un visiteur français ou européen, la Guadeloupe simplifie tout ce qu'une autre île caribéenne complique.
Sécurité en mer arrow_forwardSur la côte est de Grande-Terre, face à l'océan Atlantique, la commune du Moule abrite le spot de Damencourt, surnommé simplement « le spot » par les locaux. Exposé principalement au nord, il fonctionne aussi sur les houles de nord-est et d'est, ce qui lui vaut d'être considéré comme le spot le plus régulier de Guadeloupe : on y trouve des vagues quasiment toute l'année. Damencourt a accueilli plusieurs compétitions internationales de renom, dont le Quiksilver King of the Groms et le Rip Curl Grom Search, une reconnaissance qui témoigne de la qualité et de la constance de ses vagues. Le fond de corail impose une vigilance particulière à l'entrée et à la sortie de l'eau : mieux vaut repérer la passe à marée basse et prévoir des chaussons.
Voir sur Google Maps open_in_newPlusieurs structures sont installées directement à Le Moule. Madras Surf School propose des cours de surf, de bodyboard et de stand-up paddle adaptés aussi bien aux débutants qu'aux surfeurs confirmés. Le Poyo Surf Club est basé à demeure sur le spot de Damencourt. À proximité, entre Morne-à-l'Eau et Le Moule, Ride In (anciennement Frédo Surfcamp) fait office de surf camp avec hébergement, cours collectifs et particuliers. L'UCPA gère également un village sportif, « Surf House Le Moule », qui organise des séjours surf combinant plusieurs spots de la côte nord : Helleux, le Souffleur et Damencourt.
En remontant la côte nord de Grande-Terre, la plage de la Chapelle à Anse Bertrand offre un reef break de bon niveau, avec des droites et des gauches sur fond mêlant sable et corail — un spot apprécié y compris des débutants encadrés, car il présente peu de risques à l'entrée de l'eau. Un peu plus au sud, Port-Louis et sa plage du Souffleur déroulent un plateau large avec de longues droites, accessible à tous les niveaux. Ces deux spots sont particulièrement recherchés quand la houle est trop grosse ailleurs : ils offrent des vagues plus maniables.
Damencourt s'adresse plutôt aux surfeurs de niveau intermédiaire à confirmé : le fond de corail et la puissance de la houle nord-atlantique demandent de l'expérience. Les débutants trouveront un cadre plus adapté à Anse Bertrand, à Port-Louis, ou en cours encadré avec l'une des écoles du Moule, qui adaptent le choix du spot du jour aux conditions et au niveau du groupe.
À l'opposé de la houle atlantique du Moule, la côte sud de Grande-Terre offre un plan d'eau bien plus abrité autour de Saint-François. Le lagon, peu profond et protégé, associé à des alizés d'est à nord-est réguliers, en fait une zone particulièrement adaptée à l'apprentissage du kitesurf, du wingfoil et du windsurf. Plusieurs écoles s'y sont installées : Bluesoley, présente depuis 2019 en bordure du lagon, propose kitesurf et location de matériel nautique ; Concept Kite encadre le kitesurf, le kitefoil et le wingfoil, affiliée à la Fédération Française de Vol Libre et de Kite ; Action Kite Caraïbes fonctionne toute la semaine sur le wingfoil et le kitesurf ; et Easykite complète l'offre locale de cours et de stages.
Voir sur Google Maps open_in_newJuste à l'ouest de Saint-François, la commune de Sainte-Anne et sa plage de la Caravelle constituent l'autre secteur recherché pour le kite et le windsurf, avec les mêmes alizés constants et un plan d'eau propice à la progression. Le Centre nautique José Bahadour, situé plage du Bourg près de la marina de Saint-François, complète l'offre de la zone avec un accès plus large aux activités nautiques.
Grande-Terre offre ainsi deux façades bien distinctes à moins d'une demi-heure de route l'une de l'autre : la côte est, exposée à l'Atlantique et à ses houles, taillée pour le surf autour du Moule ; et la côte sud, plus abritée, taillée pour le kite et le windsurf autour de Saint-François et Sainte-Anne. De nombreux visiteurs alternent les deux dans la même semaine selon les conditions du jour.
Contrairement aux autres destinations caribéennes présentées dans notre guide, la Guadeloupe n'est pas un pays indépendant ni un territoire néerlandais, britannique ou américain : c'est un département et une région d'outre-mer, partie intégrante de la République française et de l'Union européenne au même titre que n'importe quel département métropolitain. Concrètement, pour un ressortissant français, cela signifie une carte nationale d'identité valide suffit, sans passeport ni visa. Pour un ressortissant d'un autre pays de l'UE, les mêmes règles de circulation qu'en métropole s'appliquent.
La monnaie est l'euro, sans opération de change à prévoir. Les forfaits mobiles français fonctionnent généralement sans surcoût d'itinérance particulier au sein du territoire (vérifier son opérateur reste utile). Les cartes bancaires françaises et européennes sont acceptées partout comme en métropole, et les distributeurs automatiques sont courants dans les zones touristiques comme Saint-François ou Le Moule.
Ce statut simplifie concrètement l'organisation d'un séjour : réservation d'écoles et d'hébergements en euros sans risque de change, contact avec les moniteurs en français, système de santé et numéros d'urgence identiques à ceux de métropole. C'est un argument sérieux pour qui découvre le surf ou le kitesurf tropical sans vouloir gérer en plus les complications administratives d'une destination lointaine.
L'aéroport international de Guadeloupe, situé au Raizet près de Pointe-à-Pitre et rebaptisé aéroport Maryse-Condé en hommage à l'écrivaine guadeloupéenne, dessert l'île en vol direct depuis Paris. Air France assure en moyenne une trentaine de rotations hebdomadaires depuis Paris-Orly, en Airbus A320, Boeing 777-200 ou 777-300ER, pour un temps de vol d'environ 8h30. Air Caraïbes, dont Pointe-à-Pitre est l'un des principaux hubs, opère également plusieurs vols quotidiens depuis Paris, et sa filiale low-cost French bee propose une alternative tarifaire sur la même route via un accord de partage de code. Il n'existe pas de vol direct depuis les autres pays européens : mieux vaut transiter par Paris.
Air Caraïbes relie également Pointe-à-Pitre à la Martinique, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, ce qui permet de combiner facilement la Guadeloupe avec une autre étape francophone de l'archipel, comme la Martinique. Plusieurs compagnies régionales complètent l'offre vers d'autres îles des Petites Antilles.
La location de voiture reste la solution la plus pratique pour naviguer entre les spots : compter une trentaine de minutes entre l'aéroport et Le Moule, et environ 40 minutes entre Le Moule et Saint-François en traversant Grande-Terre. Le réseau routier est de bonne qualité et les distances, à l'échelle de l'île, restent raisonnables. La conduite se fait à droite, comme en métropole, et le code de la route français s'applique intégralement.
La côte atlantique de Grande-Terre reçoit la houle de l'Atlantique Nord de novembre à avril, avec un cœur de saison particulièrement fiable de décembre à mars. C'est la période où Damencourt et les spots voisins d'Anse Bertrand et de Port-Louis tournent à plein régime, avec des vagues régulières et bien formées.
La saison des alizés s'étend globalement de fin novembre à fin juillet, mais deux fenêtres se distinguent par leur régularité : fin décembre à début mars, puis le mois de juillet. C'est le moment le plus fiable pour naviguer à Saint-François et Sainte-Anne, avec des vents d'est à nord-est constants sur le lagon.
Comme l'ensemble de l'arc antillais, la Guadeloupe se situe dans la ceinture cyclonique de l'Atlantique. La saison officielle court de juin à novembre, avec un pic d'activité entre août et octobre. Les houles cycloniques de cette période sont réputées dangereuses et imprévisibles : ce n'est pas une fenêtre recommandée pour un séjour glisse, quelle que soit la discipline.
C'est l'une des vraies spécificités de cette destination par rapport aux autres îles caribéennes de ce guide : la Guadeloupe étant un département français, l'ensemble du système d'urgence est strictement identique à celui de métropole. Le 112, numéro d'urgence européen unique, fonctionne partout sur l'île. Le 15 déclenche le SAMU pour toute urgence médicale, le 17 joint la police ou la gendarmerie, et le 18 les sapeurs-pompiers. En mer, c'est le CROSS Antilles-Guyane, basé à Fort-de-France en Martinique, qui coordonne les opérations de sauvetage pour l'ensemble de l'arc antillais français : il est joignable via le 196, numéro gratuit dédié au secours en mer, ou sur le canal VHF 16. Ce numéro ne remplace pas le 112, mais s'y ajoute spécifiquement pour les urgences nautiques.
Le système de santé guadeloupéen est celui de la Sécurité sociale française, avec des hôpitaux publics dont le CHU de Guadeloupe. Une carte européenne d'assurance maladie ou une couverture santé française suffit dans la majorité des cas ; une assurance voyage complémentaire reste toutefois recommandée pour un rapatriement éventuel vers la métropole en cas d'urgence lourde. Côté matériel, comme sur toute destination tropicale : pas de combinaison nécessaire, mais des chaussons recommandés sur les spots à fond corallien comme Damencourt, et une crème solaire adaptée aux zones de baignade.
Parce que la Guadeloupe est un département et une région d'outre-mer, elle fait juridiquement partie de la France et de l'Union européenne. Un ressortissant français ou européen n'a besoin ni de passeport (une carte d'identité valide suffit), ni de visa, ni de conversion de devise : on paie en euros et les numéros d'urgence sont les mêmes qu'en métropole.
Damencourt, à Le Moule, est considéré comme le spot le plus régulier et le plus reconnu de l'archipel. Ce reef break a accueilli des compétitions internationales comme le Quiksilver King of the Groms et le Rip Curl Grom Search. Plusieurs écoles, dont Madras Surf School et le Poyo Surf Club, sont installées directement sur le spot.
Le secteur de Saint-François, autour du lagon et de la plage de la Caravelle à Sainte-Anne, concentre la majorité des écoles de kitesurf et de wingfoil de l'île, comme Bluesoley, Concept Kite ou Action Kite Caraïbes. L'eau peu profonde du lagon et les alizés réguliers en font une zone d'apprentissage privilégiée.
L'aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbes (PTP), renommé aéroport Maryse-Condé, est desservi en vol direct depuis Paris par Air France, Air Caraïbes et French bee, pour un temps de vol d'environ 8h30. Air Caraïbes assure aussi des liaisons régionales vers la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Les mêmes qu'en métropole, puisque la Guadeloupe est un territoire français : le 112 (numéro d'urgence européen), le 15 pour le SAMU, le 17 pour la police et le 18 pour les pompiers. En mer, le CROSS Antilles-Guyane est joignable via le 196 (numéro gratuit) ou sur le canal VHF 16. Découvrez aussi la Martinique, l'autre département français des Caraïbes, ainsi que Bonaire et Aruba, ou notre guide des Caraïbes complet.