📍 Bonaire, Caraïbes néerlandaises
Une eau chaude, jamais plus profonde qu'1,2 m, plate et abritée par un récif frangeant : Lac Bay est considéré comme l'un des tout meilleurs spots de windsurf de la planète, du niveau débutant au freestyle.
Guide windsurf arrow_forwardPour protéger la zone humide Ramsar et sa colonie de frégates, le kitesurf est banni de Lac Bay. Direction Atlantis Beach ou Pink Beach, où deux écoles installées dans des bus scolaires jaunes accueillent les riders.
Guide kitesurf arrow_forwardLe Bonaire National Marine Park protège toute la côte, de la laisse de mer jusqu'à 60 m de profondeur : mouillage interdit sur le récif, bouées obligatoires, redevance nature pour plonger et faire du snorkeling.
Sécurité en mer arrow_forwardLac Bay est une baie de près de 9 km de circonférence, presque entièrement fermée par un cordon de récif corallien qui casse la houle avant qu'elle n'entre. Résultat : à l'intérieur, l'eau reste plate quel que soit l'état de la mer au large. Le vent d'alizé souffle de travers par rapport au rivage de Sorobon, dans l'axe idéal pour progresser en toute sécurité — en cas de problème, on dérive le long de la plage plutôt que vers le large. La faible profondeur, jamais plus de 1,2 m et souvent proche de 80 cm, permet de reposer les pieds à peu près partout dans la baie, un vrai filet de sécurité psychologique pour les débutants comme pour les enfants qui apprennent avec leurs parents.
Voir sur Google Maps open_in_newSorobon est le petit quartier balnéaire installé sur la rive sud de Lac Bay, littéralement construit autour du windsurf depuis les années 1990. Quatre centres se partagent la même portion de plage, à quelques dizaines de mètres les uns des autres : Jibe City, l'un des plus anciens, réputé pour son ambiance décontractée et sa terrasse au bord de l'eau ; Bonaire Windsurf Place, ouvert depuis 1995, avec un large parc de matériel en location ; le Dunkerbeck Pro Center, fondé par le Néerlandais Björn Dunkerbeck, multiple champion du monde de windsurf, qui y donne encore des clinics de haut niveau ; et The Frans Paradise, plus récent, qui complète l'offre avec du matériel freestyle et du wing foil. Tous louent planches, voiles et harnais à la journée ou à la semaine, et proposent des cours pour tous les niveaux, du premier waterstart aux figures freestyle.
Il faut être clair sur ce point avant de faire ses valises : le kitesurf est banni de l'ensemble de Lac Bay, y compris à Sorobon. La baie est classée zone humide d'importance internationale au titre de la convention de Ramsar, et c'est une Important Bird Area reconnue par BirdLife International. Ses mangroves abritent une des rares colonies de nidification et de dortoir de frégates superbes des Caraïbes, un oiseau marin impressionnant à l'envergure de plus de 2 mètres, sensible au dérangement. Les ailes de kite, qui survolent une zone bien plus large que les voiles de windsurf, perturberaient directement ce dortoir. La règle est donc simple et non négociable : Lac Bay est un sanctuaire pour le windsurf et, de plus en plus, pour le wing foil (dont la voile reste basse et proche de l'eau), mais pas pour le kite.
La partie proche de Sorobon, la plus abritée, est idéale pour les premiers waterstarts : peu de vagues, fond stable, vent régulier. En s'éloignant vers le centre et l'est de la baie, le vent forcit et l'espace s'ouvre pour les jibes et le freestyle. Les riders confirmés apprécient particulièrement Lac Bay pour travailler les figures : la platitude de l'eau permet des sauts et des rotations dans des conditions beaucoup plus prévisibles qu'en mer ouverte. C'est l'une des raisons pour lesquelles autant de champions de freestyle viennent s'entraîner ici en hiver européen.
Sur la côte sud-ouest de l'île, Atlantis Beach — souvent simplement appelée Kite Beach — est le spot officiel du kitesurf à Bonaire. L'eau y reste plate plus de 90 % de l'année, une rareté sous ces latitudes, avec des alizés constants entre 15 et 25 nœuds et suffisamment d'espace pour ne pas se marcher dessus. Deux écoles y sont installées en permanence, chacune dans un authentique bus scolaire américain jaune reconverti en local et point de rendez-vous : Kiteboarding Bonaire, avec plus de vingt ans d'expérience sur l'île, et Kiters Paradise, présente sur la plage depuis plus de dix ans, ouverte quotidiennement en matinée et l'après-midi. Les deux proposent cours, location de matériel, réparation et un vrai point de rassemblement social pour les kitesurfeurs de passage.
Voir sur Google Maps open_in_newPlus au sud, près des anciens marais salants et de leurs monticules de sel blancs, Pink Beach doit son nom à la teinte rosée que prend son sable, due aux fragments de corail et d'organismes marins qui s'y accumulent. C'est une option moins fréquentée qu'Atlantis Beach, appréciée des riders qui cherchent un peu plus d'espace ou une session en fin de journée avec la lumière rasante sur les flamants roses des salines voisines. L'eau y est également peu profonde et le vent porte de manière similaire, mais l'accès et les infrastructures sont plus limités : mieux vaut y aller déjà équipé plutôt que d'espérer louer sur place.
Voir sur Google Maps open_in_newSi vous voyagez avec les deux disciplines, comptez une vingtaine de minutes en voiture entre Sorobon et Atlantis Beach — largement faisable dans la même journée. Beaucoup de visiteurs alternent : windsurf freestyle le matin à Lac Bay quand le vent est encore modéré, puis kite l'après-midi à Atlantis Beach quand les alizés forcissent. C'est l'un des grands atouts de l'île : deux spots de classe mondiale, à quelques kilomètres l'un de l'autre, chacun dédié à sa discipline.
Bonaire s'est forgé une réputation mondiale de destination plongée bien avant de devenir un nom connu du windsurf : la mention « Diver's Paradise » figure sur les plaques d'immatriculation de l'île. Le récif frangeant qui encercle Bonaire et l'îlot voisin de Klein Bonaire descend en tombant abruptement à partir de quelques mètres de profondeur, ce qui rend la plongée accessible directement depuis la plage, sans bateau, sur des dizaines de sites balisés par de simples rochers peints en jaune le long de la route côtière. Pour qui voyage avec de la glisse, c'est un vrai bonus : une pause plongée ou snorkeling se glisse facilement entre deux sessions de vent, sans perdre une journée complète.
Le Bonaire National Marine Park a été créé en 1979 et couvre l'intégralité du littoral, de la laisse de haute mer jusqu'à 60 m de profondeur, tout autour de Bonaire et de Klein Bonaire. Il est géré par STINAPA Bonaire, l'organisation locale de conservation. Plonger ou faire du snorkeling dans le parc nécessite une redevance nature (Nature Fee) valable pour l'année civile ; le système est passé des anciens jetons en plastique à un simple QR code numérique envoyé par e-mail après paiement en ligne, à présenter aux clubs de plongée ou aux agents du parc.
Le mouillage sur le récif est strictement interdit dans tout le parc : les bateaux doivent utiliser les bouées d'amarrage installées sur les sites de plongée les plus fréquentés, seule une exception étant faite pour les petites embarcations de pêche traditionnelle qui utilisent des pierres coralliennes comme ancre. Cette règle vaut aussi indirectement pour les bateaux d'assistance qui accompagnent parfois les kitesurfeurs à Atlantis Beach : jamais d'ancre jetée sur le récif. Les dommages liés au mouillage figurent parmi les plus grandes menaces historiques pour les coraux de l'île, ce qui explique la sévérité de la règle. Pour qui navigue en kite ou en wing foil près de la côte, le principe est le même que celui déjà en vigueur à Lac Bay : on évite de survoler ou d'atterrir sur les zones de corail peu profond, très présentes sur le pourtour de Bonaire.
L'aéroport international Flamingo dessert directement Bonaire, à environ dix minutes en voiture de Kralendijk, la capitale, et à une vingtaine de minutes de Sorobon comme d'Atlantis Beach. Depuis l'Europe, KLM assure une liaison quotidienne directe depuis Amsterdam-Schiphol, pour un vol d'environ 9h30 ; TUI fly et Corendon complètent l'offre avec plusieurs rotations hebdomadaires sur la même route. Depuis les États-Unis, American Airlines relie Bonaire à Miami plusieurs fois par semaine (davantage en haute saison), avec un temps de vol d'environ 3h15, et United Airlines propose une liaison depuis Houston toute l'année. Il n'existe pas de vol direct depuis la France ; le plus simple reste de transiter par Amsterdam.
Bonaire forme, avec Aruba et Curaçao, le trio informel des « îles ABC » des Caraïbes néerlandaises méridionales. Des compagnies régionales comme Divi Divi Air et EZ Air assurent des liaisons quotidiennes depuis Curaçao (environ 15 minutes de vol) et depuis Aruba, une option intéressante pour combiner Bonaire avec un autre spot de la région, comme Fisherman's Huts à Aruba.
La location de voiture est quasiment indispensable : les distances entre l'aéroport, Kralendijk, Sorobon et Atlantis Beach se comptent en dizaines de minutes, et les transports en commun sont très limités. Les 4x4 sont populaires pour accéder aux zones plus reculées comme Pink Beach ou le parc national Washington Slagbaai au nord de l'île. La monnaie officielle est le dollar américain depuis le rattachement direct de Bonaire aux Pays-Bas en 2010, ce qui simplifie les choses pour les visiteurs venant des Amériques.
C'est la fenêtre la plus fiable de l'année : les alizés de nord-est soufflent de façon quasi quotidienne entre 15 et 25 nœuds, aussi bien à Lac Bay qu'à Atlantis Beach. C'est aussi la période où affluent le plus de riders confirmés et où les écoles de Sorobon tournent à plein régime — mieux vaut réserver son matériel et ses cours à l'avance en avril-mai, période particulièrement demandée.
Le vent reste présent en dehors du pic, mais avec un peu moins de constance. C'est une bonne option pour qui cherche un compromis entre conditions correctes et plages moins chargées, notamment à Lac Bay où l'espace se fait plus rare en pleine saison.
Le vent tombe à 12-15 nœuds en moyenne, un régime plus doux qui convient particulièrement bien aux débutants en windsurf à Sorobon. C'est aussi la période où l'île, en dehors de la saison cyclonique la plus active, se prête bien à une combinaison de sessions de vent, de plongée et de découverte de l'île — Bonaire se situe en dehors de la ceinture cyclonique principale de l'Atlantique, un vrai atout par rapport à d'autres destinations caribéennes en cette saison.
En tant que commune spéciale des Pays-Bas, Bonaire dispose de numéros d'urgence dédiés : le 911 pour la police, le 912 pour l'ambulance, le 919 pour les pompiers et le 913 pour les garde-côtes et les urgences en mer, également joignables sur le canal VHF 16. La Garde côtière des Caraïbes néerlandaises couvre les eaux de l'île. Cela dit, il reste indispensable de voyager avec une assurance couvrant le rapatriement médical : les infrastructures hospitalières de l'île, bien réelles, restent limitées en cas d'urgence lourde, et un transfert vers Curaçao ou les Pays-Bas peut s'avérer nécessaire pour les cas les plus graves.
Côté matériel : ni combinaison ni chaussons ne sont nécessaires, l'eau tournant autour de 27-28°C toute l'année. Une crème solaire réef-safe est en revanche indispensable, l'ensemble de la côte étant couvert par le parc marin. La plupart des écoles de Lac Bay et d'Atlantis Beach louent du matériel complet à la journée ou à la semaine, ce qui évite de voyager avec son propre quiver — une vraie simplification logistique pour un vol transatlantique.
Non. Le kitesurf est interdit dans tout Lac Bay, y compris à Sorobon, pour protéger cette zone humide classée Ramsar, ses mangroves et sa colonie de frégates superbes qui y dorment la nuit. Les kitesurfeurs se rendent à Atlantis Beach, sur la côte ouest, ou à Pink Beach, plus au sud. Lac Bay reste réservé au windsurf et, de plus en plus, au wing foil.
Quatre centres se partagent la même portion de plage à Sorobon : Jibe City, Bonaire Windsurf Place, le Dunkerbeck Pro Center (fondé par le multiple champion du monde de windsurf Björn Dunkerbeck) et The Frans Paradise. Tous louent du matériel et proposent des cours, du débutant au niveau freestyle.
L'aéroport international Flamingo (BON) reçoit des vols directs de KLM, TUI fly et Corendon depuis Amsterdam-Schiphol (environ 9h30 de vol), d'American Airlines depuis Miami et d'United Airlines depuis Houston. Depuis Aruba ou Curaçao, des compagnies régionales comme Divi Divi Air assurent la correspondance en une quinzaine de minutes.
Tout le littoral de Bonaire fait partie du Bonaire National Marine Park, géré par STINAPA. La plongée et le snorkeling nécessitent une redevance nature annuelle (Nature Fee), aujourd'hui délivrée sous forme de QR code numérique. Le mouillage est interdit sur le récif : les bateaux doivent utiliser les bouées d'amarrage installées sur les principaux sites.
Non, c'est aussi l'une des grandes destinations mondiales de plongée en apnée depuis la plage, surnommée « Diver's Paradise ». Beaucoup de riders combinent une semaine de windsurf ou de kite à Lac Bay ou Atlantis Beach avec quelques sorties plongée ou snorkeling sur le récif frangeant qui entoure toute l'île. Découvrez aussi Aruba, l'île voisine des Caraïbes néerlandaises, ou notre guide des Caraïbes complet.