📍 Cuba, Caraïbes
À moins de deux heures de La Havane, une plage de 25 km de sable blanc et un alizé correct de novembre à avril : Varadero reste le point d'entrée le plus simple pour découvrir le kite et le windsurf à Cuba, avec l'école Cuba Kiters sur place.
Guide kitesurf arrow_forwardSur Playa El Paso, un vent plus constant, un lagon plat et peu profond, et plusieurs écoles de kite installées à l'année, dans un système de zones de navigation encadré par l'organisme d'État Nautica Marlin.
Guide windsurf arrow_forwardÉconomie cash, distributeurs peu fiables, connexion internet limitée, vols directs en recul depuis l'Europe : Cuba demande une préparation plus poussée qu'Aruba, Bonaire ou la République dominicaine.
Sécurité en mer arrow_forwardVaradero s'étire sur environ 25 km de sable blanc et fin, sans corail ni herbiers sur l'essentiel de son linéaire, ce qui offre beaucoup d'espace pour décoller et poser une aile sans se soucier des voisins. Le vent, orienté est à nord-est, souffle en side-onshore avec une moyenne autour de 15 à 20 nœuds pendant la saison, et des pointes qui montent parfois à 25 nœuds. C'est loin d'être le spot le plus puissant des Caraïbes, mais c'est un vent suffisant et un plan d'eau très abordable pour progresser, freestyle et freeride compris.
Voir sur Google Maps open_in_newCuba Kiters est l'école de référence à Varadero, avec des stages sur place, du matériel à louer et un encadrement pour les débutants comme pour les riders plus confirmés qui veulent simplement enchaîner les sessions sans complication logistique. À la différence de Cayo Coco et Cayo Guillermo, l'offre d'écoles reste ici plus restreinte : il ne faut pas s'attendre à trouver la même densité de structures qu'à Silver Sands à la Barbade ou à Lac Bay à Bonaire.
Varadero convient surtout à un premier séjour à Cuba combinant kite ou windsurf et découverte du pays, ou à ceux qui préfèrent la proximité de La Havane et une infrastructure touristique plus développée à la régularité maximale du vent. Les riders qui cherchent avant tout des conditions fiables et un vrai lagon peu profond se dirigeront plutôt vers Cayo Coco et Cayo Guillermo, décrits plus bas.
Dans l'archipel de Jardines del Rey, au nord de la province de Ciego de Ávila, Playa El Paso concentre l'essentiel de la scène kitesurf cubaine. Le fond y est sablonneux, l'eau peu profonde sur une large bande devant la plage, et le vent, généralement compris entre 11 et 25 nœuds selon la saison, y est jugé plus constant qu'à Varadero. Cette combinaison de lagon plat et de vent régulier en fait un terrain apprécié aussi bien des débutants en apprentissage que des riders confirmés en quête de freestyle.
Voir sur Google Maps open_in_newTrois structures se partagent Playa El Paso. Le Kite Center Starfish Cayo Guillermo, installé à l'hôtel Starfish, propose cours et location pour les clients de la zone hôtelière. Juste à côté, entre les hôtels Iberostar Origin Daiquiri et Starfish, le Havana Kiteboarding Club, fondé en 2013 par Matteo Gatti, encadre kite et wing foil. Enfin, Kite-Cuba, basé à l'hôtel Vigia et opéré par la société allemande OLA Sportreisen GmbH, complète l'offre avec des moniteurs formés aux standards internationaux. Cette concentration d'écoles sur un même spot reste unique à Cuba.
Particularité locale à connaître avant de venir naviguer : la navigation en kitesurf à Cayo Coco et Cayo Guillermo est encadrée par Nautica Marlin, l'organisme d'État qui gère les activités nautiques sur l'ensemble de l'île. Chaque kitesurfeur doit s'acquitter d'une redevance de séjour pour accéder aux zones de navigation balisées, appelées localement « Polygono », qui inclut un service de secours sur l'eau et se règle en espèces sur place. Ce fonctionnement, très différent d'un spot en libre accès comme on en trouve ailleurs dans les Caraïbes, vise à sécuriser la pratique et à organiser le partage de l'espace avec la plaisance et la baignade.
À quelques kilomètres, Cayo Coco offre une configuration voisine : de larges zones peu profondes, un fond de sable et des eaux calmes, avec un vent tout aussi constant. C'est une alternative valable à Cayo Guillermo pour qui loge côté Cayo Coco, avec une ambiance légèrement moins concentrée en écoles mais des conditions tout aussi exploitables.
L'aéroport international José Martí de La Havane reste le point d'entrée le plus fiable depuis l'Europe, avec davantage de compagnies et de fréquences que les aéroports de province. Depuis La Havane, Varadero se rejoint en environ 1h30 à 2h de route ou de transfert organisé.
L'aéroport Juan Gualberto Gómez, qui dessert directement Varadero, a longtemps accueilli des vols directs depuis plusieurs villes européennes. Cette offre s'est nettement réduite depuis 2024 : plusieurs compagnies ont arrêté leurs liaisons directes vers Varadero, et l'aéroport fonctionne aujourd'hui surtout avec des compagnies canadiennes (Air Canada, Air Transat, WestJet) et quelques liaisons américaines. Un visiteur venu de France a donc de bonnes chances de devoir passer par La Havane plutôt que d'atterrir directement à Varadero.
L'aéroport de Jardines del Rey, qui dessert Cayo Coco et Cayo Guillermo, fonctionne très majoritairement en vols charters saisonniers, principalement depuis le Canada, opérationnels grosso modo d'octobre à mai. Les liaisons directes depuis l'Europe y sont rares et non garanties d'une année sur l'autre. Concrètement, pour un voyageur indépendant venant de France, le trajet le plus réaliste consiste à atterrir à La Havane ou à Varadero, puis à rallier l'archipel de Jardines del Rey par la route (plusieurs heures de trajet) ou par un vol intérieur Cubana lorsqu'il est disponible. Ce n'est clairement pas aussi simple qu'un vol direct vers Aruba ou la République dominicaine, et il faut intégrer cette contrainte dans la préparation du voyage.
C'est la période la plus fiable, sur la côte nord comme dans l'archipel de Jardines del Rey : le vent souffle de façon plus soutenue, entre 12 et 25 nœuds selon les jours et les zones, avec un léger avantage de régularité pour Cayo Coco et Cayo Guillermo par rapport à Varadero. Fin octobre et le mois d'avril sont souvent cités comme les fenêtres les plus intéressantes, à la charnière entre la fin de la saison cyclonique et le cœur de l'hiver.
En plein été, un vent thermique plus faible, autour de 15 nœuds, se met en place notamment du côté de Cayo Guillermo, Cayo Coco et Santa María. Cela reste exploitable pour du kite léger, mais ce n'est pas la fenêtre à privilégier si l'objectif premier est le vent : c'est aussi, surtout, le cœur de la saison cyclonique.
Cuba est régulièrement exposée aux ouragans de l'Atlantique, avec un pic de risque entre août et octobre. L'exemple le plus marquant reste l'ouragan Irma, qui a touché terre en catégorie 5 près de Cayo Romano en septembre 2017, à quelques dizaines de kilomètres de Cayo Coco et Cayo Guillermo, dans le même archipel de Jardines del Rey : il s'agissait du premier atterrissage d'un ouragan de catégorie 5 sur le sol cubain depuis 1924. Plus récemment, l'ouragan Ian a frappé la province de Pinar del Río, à l'ouest du pays, en 2022. Un voyage planifié entre juin et novembre doit impérativement intégrer un suivi météo rigoureux et une marge de flexibilité sur les dates.
Il faut être honnête sur ce point : Cuba fonctionne encore très largement en espèces. La monnaie officielle est le peso cubain (CUP), avec un taux de change flottant introduit fin 2025, mais les distributeurs automatiques sont peu nombreux, parfois en panne ou à court de liquidités, et les cartes bancaires liées à des banques américaines ne fonctionnent tout simplement pas sur l'île, même émises par des banques non américaines si elles y sont affiliées. Dans les faits, très peu de commerces en dehors des grands complexes hôteliers acceptent la carte, et l'usage du cash reste la norme, y compris pour régler les cours et locations de matériel de kite ou de windsurf. Le mieux est de voyager avec des espèces, de préférence en euros, plus largement acceptés et échangés que le dollar américain sur place.
Côté connexion, l'accès à internet reste limité et souvent instable en dehors des zones Wi-Fi payantes des hôtels et de certaines places publiques, ce qui complique la réservation en ligne de dernière minute ou le contact avec les écoles une fois sur place : mieux vaut organiser cours et locations en amont, par e-mail, plutôt que de compter sur une réservation spontanée sur le spot.
Pour les urgences, Cuba dispose de son propre système de numéros, sans rapport avec les numéros utilisés ailleurs dans les Caraïbes ou en Europe : le 106 pour la police, le 105 pour les pompiers et le 104 pour l'ambulance, valables sur l'ensemble du territoire. Les opérateurs parlent essentiellement espagnol, ce qui rend précieuses quelques notions de base de la langue, ou l'appui du personnel hôtelier pour toute urgence. Une assurance voyage couvrant le rapatriement médical est vivement recommandée, la prise en charge médicale internationale étant plus complexe à mettre en place à Cuba que dans la plupart des autres destinations caribéennes de ce guide.
Côté matériel : aucune combinaison n'est nécessaire, l'eau tournant entre 26 et 29°C toute l'année. Les écoles de Varadero et de Playa El Paso louent du matériel de kite et de windsurf, mais le choix reste plus restreint qu'à Aruba, Bonaire ou en République dominicaine : les riders exigeants sur leur matériel, en particulier sur les tailles d'ailes ou de voiles moins courantes, ont intérêt à voyager avec leur propre équipement.
Deux zones principales : Varadero, sur la côte nord près de La Havane, plage de 25 km facile d'accès avec l'école Cuba Kiters ; et l'archipel de Jardines del Rey, Cayo Coco et Cayo Guillermo, où Playa El Paso concentre un vent plus régulier et plusieurs écoles (Kite Center Starfish, Havana Kiteboarding Club, Kite-Cuba).
Très difficilement en dehors des grands complexes hôteliers. Cuba reste une économie très largement cash, en pesos cubains (CUP), avec des distributeurs peu fiables et des cartes émises par des banques américaines qui ne fonctionnent pas du tout sur l'île. Mieux vaut voyager avec des espèces, de préférence en euros.
De fin octobre à début mai, avec un pic de régularité de novembre à avril, entre 12 et 25 nœuds selon les zones. Un vent thermique plus faible, autour de 15 nœuds, souffle aussi en juillet-août du côté de Cayo Guillermo et Cayo Coco.
Le 106 pour la police, le 105 pour les pompiers et le 104 pour l'ambulance, sur l'ensemble du territoire cubain. Les opérateurs parlent essentiellement espagnol.
L'aéroport José Martí de La Havane (HAV) reste le mieux relié à l'Europe. Varadero (VRA) a perdu une partie de ses liaisons directes européennes depuis 2024. L'aéroport de Jardines del Rey (CCC), qui dessert Cayo Coco et Cayo Guillermo, fonctionne surtout en vols charters saisonniers depuis le Canada ; depuis la France, il faut généralement transiter par La Havane ou Varadero puis rallier l'archipel par la route ou par un vol intérieur. Découvrez aussi nos guides de Bonaire et d'Aruba, ou l'ensemble de notre guide des Caraïbes.